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Musée Tinguely Leu Art Family Chloé Liberge ©VB

Musée Tinguely Exposition Leu Art Family

Musée Tinguely Leu Art Family ©VB
Musée Tinguely Leu Art Family ©VB

Avec l'exposition Leu Art Family . Caresser la peau du ciel Le musée Tinguely porte le tattoo au rang d'art majeur

Pour célébrer sa réouverture , le musée Tinguely multiplie les plaisirs : une nouvelle présentation de la collection anti-conventionnelle  du musée , une installation publique de l’atelier de conservation et restauration , et l’exposition Leu Art Family .Caresser la peau . Autant vous prévenir , si l’envie vous prend de tout voir , il vous faudra y revenir plusieurs fois et prendre votre temps pour explorer les mondes souvent psychédéliques inventés par le clan Leu , descendants d’Eva Aeppli , première femme de Jean Tinguely , voici le lien !

Descente ou plutôt montée vers l’univers freak de la famille Leu :  vous y trouverez dans un désordre parfaitement organisé l’imagerie de la smala Leu , un florilège iconographique faisant office de road movie intèrieur extèrieur , voyage aussi réjouissant pour l’oeil que pour l’âme du promeneur immobilisé que nous sommes devenu ces derniers temps . Nous devons cette escapade artistique à Christian Jelk , commissaire de l’exposition  , décidé à coucher sur papier ses émotions mystiques et sentimentales après sa rencontre avec Filip Leu , fils de Loretta et Félix . Il en extrait un montage libre et fraternel d’entre les humains que nous sommes , l’enfant qui sommeille en nous y cotoie le voyageur du monde qui trace tantôt des représentations tattoos des yakuzas japonnais ( Filip ) , tantôt des portraits de femmes berbères ( Ama) ou encore une série de portes et fenêtres invitantes ( Aia) …

Musée Tinguely Leu Art Family Ama Leu©VB
Musée Tinguely Leu Art Family Ama Leu©VB

Leu Art Family. Caresser la peau du ciel 3 mars – 31 octobre 2021

La famille Leu est mondialement connu dans l’univers du tatouage. Felix, fils de Eva Aeppli, qui fut la première femme de Jean Tinguely et Loretta Leu, en ont fait leur gagne-pain durant la fin des années 1960 et les années 1970 pour courir le monde avec leurs quatre enfants, Ama, Aia, Filip, et Ajja. Toutes ces années de voyage ont été nourris d’une curiosité artistique, et ont donné corps à un cosmos artistique familial. L’exposition naît de la volonté de montrer ce cosmos à travers les créations artistiques de tous les membres de cette tribu qui sera à découvrir du 3 mars jusqu’au 31 octobre 2021 au Musée Tinguely à Bâle.
Aujourd’hui casaniers, hier vagabonds, ils sont toujours à la fois habitants et habités de leur univers propre, tissé-tressé de mille explorations artistiques. Loretta et Felix se sont  rencontrés à New York en 1967, au  vernissage d’une exposition Tinguely. Ils collaborent avec Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle à la réalisation de leur sculpture  monumentale pour l’exposition universelle de Montréal (1967). Et puis taillent la route… Trois générations se répondent dans l’exposition proposée au Musée Tinguely:

Felix et Loretta Leu, Filip et Titine Leu, Ama, Doug, Summer et Poppy Leu-Wilson, Aia, Steve, Fay et Indica Leu-Allin, Ajja et Tanya Leu, Jane Leu Rekas, Miriam Tinguely, Rolf Kesselring, Cajun Leu et Chloé Liberge, et Cressa McLaren.

L’exposition

La première salle d’exposition est nocturne, presque éthérée, quand la seconde est charnelle, débordante, lumineuse. Deux salles comme le yin et le yang, lunaire et solaire.  Les premières traces artistiques de l’humanité sont des dessins.  Dans cette première partie, portée par la nuit, un océan de croquis fait écho à un pulsar électronique. On peut penser aux pages de Au-dessous du volcan de Malcolm Lowry, dont la légende veut qu’il ait écrit ce livre trois fois… Des pages à la dérive.

 Felix, le patriarche considérait que l’expérience humaine s’apprenait sur la route, que pour la géographie et les langues, les voyages y pourvoyaient, et pour le reste, la seule chose importante était d’avoir du papier et de quoi dessiner… Cette première salle est une ouverture sur la liberté, la liberté de création autant que celle de vivre.

La seconde salle est celle du ciel, celui-là sur lequel toutes les étoiles sont accrochées. Ce cosmos se présente comme une œuvre d’art totale. C’est le ciel de la Leu Art Family: tentative de révéler un univers, une philosophie et une conception du monde, en usant exclusivement des nombreuses présences picturales de chacune et chacun. Les murs disparaissent, envahis par les œuvres des vingt membres de cette tribu. 

« Lorsque j’ai rencontré la famille Leu, lorsque que j’ai pénétré leurs univers artistiques, j’ai trouvé précisément toutes ces choses que j’évoque disparues un peu plus haut. Cette famille sait l’importance de construire son univers propre. Ce n’est pas un univers clos, mais une peau: le lieu de tous les échanges, mais aussi le lieu qui contient les corps, et qui définit les contours, toujours mouvant, d’une identité. Ce corps-monde, ce corps-Leu, permet à chacun de laisser sa création se déployer. Et c’est ce corps polymorphe, généreux en diable, fort comme une aura qui colore et neutralise la réalité du quotidien, qui est offert au regard dans cette exposition, comme une enveloppe amniotique. » Soyez les bienvenus dans le monde de la Leu Art Family ! » Christian Jelk , commissaire de l’exposition

Publication

L’exposition est accompagnée d’un livre,  dont  le  commissaire  d’exposition  est  l’auteur. C’est un voyage,  un  road  movie interstellaire, dans un ciel dont chacune  des étoiles est un des membres de la Leu Art Family. Ils ont offert à l’auteur leurs univers artistiques, et leur amitié : à la fois une matrice et un cosmos. Ce livre est le carnet de bord d’une rencontre, de ces rencontres, et des troubles qu’elles ont provoquées dans le propre univers de l’auteur. (320pp, français, allemand, anglais, ISBN 978-2-9701291-10, éditions Ogive, en vente à la boutique du musée : 56 CHF)

Film

The Artist Family – The art of the Leu Family at the Lieu Unique in Nantes de Valerio Bariletti et Morgan Bertacca, produit par Mooz Film et la famille Leu (Musique et conception sonore Ajja S.F. Leu

Musée Tinguely Leu Art Family Arbre genealogique©Aia Leu
Musée Tinguely Leu Art Family Arbre genealogique©Aia Leu
Musée Tinguely Collection mars 2021©VB
Musée Tinguely Collection mars 2021©VB

Nouvelle présentation de la collection Musée Tinguely 3 mars 2021 – printemps 2023

« Le Définitif – c’est le Provisoire»

À partir du 3 mars 2021, soit 25 ans après l’inauguration du Musée Tinguely en bordure de Rhin à Bâle, la nouvelle présentation de la collection apporte un éclairage sur Jean Tinguely, artiste charismatique, et ses apparitions médiatisées avec des sculptures cinétiques et des actions. Cette présentation puise de manière inédite dans des documents et archives à nul autre pareil mettant en évidence le travail scientifique du Musée Tinguely. Avec la nouvelle présentation ouvre simultanément le« Schauatelier » du Musée Tinguely afin de permettre aux publics de suivre directement le travail de l’équipe de la conservation-restauration.

 L’exposition aborde le début de la carrière artistique à l’étranger de Jean Tinguely suivi par ses premières apparitions en Suisse. On suit ainsi son travail des années 1950 et 1960, qu’il présente de Paris à New York en passant par Berne et Lausanne jusqu’à Tokyo, à travers des expositions et des actions, protéiforme et qui brise les conventions de l’histoire de l’art admises jusqu’ici. Il provoque et amuse à la fois, et déclare que la vie c’est l’art. 

Pionnier dans son art, Tinguely crée des spectacles sonores bruyants à l’aide d’objets du quotidien , notamment avec la machine briseuse de bouteilles Rotozaza No. 2 (1967).Cette œuvre traite de la critique naissante de la société de consommation et du tout­ jetable. Rarement présentée, Rotozaza No.2 sera activée en exclusivité pendant quelques minutes à raison de deux fois par semaine pour les visiteur.euse.s. du Musée Tinguely.

 

Le nouveau « Schauatelier » est situé au dernier étage du musée, à la fin des salles d’exposition . C’est une occasion unique d’avoir un aperçu du travail de l’équipe de restauration en direct. L’exposition présente des découvertes récentes sur les sculptures-radios des années 1960 ou les techniques de restauration de travaux particulièrement fragiles comme Ballet des pauvres (1961) ou Balubas (à partir de 1961).  À l’avenir, le « Schauatelier » constituera le premier point d’accueil technique pour la conservation et la restauration de l’œuvre de Jean Tinguely.

Jean-Marc Gaillard Machine briseuse de bouteilles musée Tinguely ©VB
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