Rencontres diu 7ème Art Lausanne 2021

Rencontres du 7e Art Lausanne 2021 Think cinema

Rencontres 7e Art Lausanne 26 avril au 2 mai 2021

Vincent Perez Lausanne juin 2020 Photo VB
Vincent Perez Lausanne juin 2020 ©VB

Rencontres 7e Art Lausanne 2021: Vive le cinéma!

 

Les Rencontres 7e Art Lausanne dévoilent un avant-goût de la 4e édition (26 avril au 02 mai) sous le slogan: Vive le cinéma ! Un état d’esprit qui traverse le programme du festival pour retrouver les salles obscures et partager avec son public la passion du cinéma. Les Rencontres, qui s’étendront cette année sur 7 jours au lieu de 4, s’ouvriront avec la comédie The Party de Blake Edwards. Plus de 20 chefs-d’œuvre sélectionnés en collaboration avec la Cinémathèque suisse, à l’instar de Citizen Kane, Raging Bull ou Le Salaire de la peur, seront projetés dans les salles lausannoises dont certaines pépites en 35 mm.

Des masterclasses et conversations, en collaboration avec les institutions académiques de la région, offriront un lieu privilégié d’échange avec des figures de renommée internationale dont les premiers noms sont désormais connus:

Roland Joffé (Mission), Marjane Satrapi (Radioactive), Radu Mihaileanu (Va, vis et deviens). Après une année noire pour l’industrie cinématographique et le secteur culturel, Les Rencontres 7e Art Lausanne font le pari de l’optimisme autour d’une programmation festive et cinéphile.

Le festival reste attentif à l’évolution de la crise sanitaire. Le programme complet ainsi que l’adaptation de l’événement aux normes en vigueur seront communiqués le 1er avril lors de la conférence de presse.

LES PREMIERS FILMS

C’est une scène mythique de La DolceVitaqui  habite  l’affiche  de  l’édition,  soulignant l’état d’esprit qui traverse l’événement cette année et son slogan: Vive le cinéma ! En ouverture, le film culte The Party (Blake Edwards, 1968) et son inénarrable Peter Sellers donnera le ton de la semaine (lundi 26 avril). Suivra une sélection de films iconiques, proposée en collaboration avec la Cinémathèque suisse, ainsi que des titres des invité·e·s. Une projection événement au Cinéma Cityclub Pully de la série We Are Who We Are de Luca Guadagnino (Call Me By Your Name) sera proposée pour la première fois sur grand écran en Suisse.

« Quel autre film que ce chef-d’œuvre de Federico Fellini, Palme d’Or en 1960, pourrait mieux représenter la quintessence du cinéma? Une photo, pour arrêter le temps, un moment magique, iconique, avec Marcello Mastroianni et Anita Ekberg, un moment qui fait du bien. Une manière de nous rappeler ce que le cinéma génère comme bonheur et comme plaisir. » — Vincent Perez, président des Rencontres 7e Art Lausanne

Citizen Kane

Orson Welles (1941)

Le Mariage de Maria Braun

Rainer Werner Fassbinder (1969)

Le Salaire de la peur

Henri-Georges Clouzot (1953)

The Party (Film d’ouverture) Blake Edwards (1968)

Mission

Roland Joffé (1986)

Profession : reporter

Michelangelo Antonioni (1975)

Radioactive

Marjane Satrapi (2019)

Raging Bull

Martin Scorsese (1980)

Va, vis et deviens

Radu Mihaileanu (2020)

We Are Who We Are

Luca Guadagnino (2020)

LES PREMIERS INVITÉS DE L’ÉDITION 2021

Roland Joffé (Mission), Marjane Satrapi (Radioactive), Radu Mihaileanu (Va, vis et deviens) viendront partager leur passion du cinéma avec le public dans le cadre de masterclasses, discussions et dans les salles de cinéma.

ROLAND JOFFÉ (Réalisateur)

Londonien pure souche, le réalisateur, scénariste et producteur britannique entame sa carrière, après des études d’art dramatique, en réalisant coup sur coup deux énormes succès: en 1984 d’abord, The Killing Fields (La Déchirure) remporte trois Oscars, puis, en 1986, The Mission (Mission) remporte la Palme d’Or à Cannes. Immédiatement, Roland Joffé s’impose comme un cinéaste engagé et au traitement subtil pour ses fables historiques grandioses. Il réalise notamment par la suite Fat Man and Little Boy (Les Hommes de l’ombre), en 1989, nominé pour l’Ours d’Or à Berlin, et City of Joy (La Cité de la joie), en 1991. À travers ses fresques sublimes, Roland Joffé sonde l’âme humaine dans la tourmente de l’Histoire, comme à la cour de Louis XIV dans Vatel, en 2000, ou juste après l’apartheid dans Forgiven, en 2017. Roland Joffé est et restera un réalisateur désirant avant tout montrer la vérité telle qu’elle est, au travers de films incontournables, faits d’intensité et d’humanisme.

MARJANE SATRAPI (Réalisatrice)

Marjane Satrapi est une artiste franco-iranienne de langue française, originaire de Téhéran, ville qu’elle quitte pour s’installer en France en 1994. Peu après son arrivée, elle entre à l’Atelier des Vosges, à Paris, collectif et repaire de grands noms de la bande dessinée contemporaine, et se découvre une passion pour le 9ème art. Marjane publie alors Persepolis, série de quatre bandes dessinées, entre 2000 et 2003, dans lesquels elle évoque son histoire et celle de sa famille, retraçant la chute du régime du Shah, la guerre Iran-Irak, son adolescence jusqu’à son départ. C’est un succès critique et commercial immédiat (plus d’un million d’exemplaires vendus en France, traduits dans de nombreuses langues et récompensés dans le monde entier). En 2005, Marjane Satrapi adapte Persepolis au cinéma, avec Vincent Paronnaud. C’est encore une fois un succès : Prix du Jury au Festival de Cannes en 2007, deux César en 2008, nommé dans la catégorie meilleur film étranger aux Golden Globe et dans la catégorie meilleur film d’animation aux Oscars, en 2008. Après une autre adaptation d’une de ses bande- dessinée, Poulet aux prunes (2011), la réalisatrice tourne la comédie, La Bande des Jotas (2012) puis la comédie horrifique, The Voices (2014). En 2019, Marjane, désormais reconnue comme une cinéaste aux aspirations rebelles et anticonformistes, réalise Radioactive, son cinquième film, qui retrace la vie de Marie Curie basé sur le roman graphique, Radioactive : Marie & Pierre Curie : A Tale of Love and Fallout de Lauren Redniss.

RADU MIHAILEANU (Réalisateur)

Radu Mihaileanu, originaire de Bucarest, fuit la Roumanie en 1980 durant la dictature de Ceaușescu pour se réfugier en France, en passant par Israël. À Paris, il étudie le cinéma à l’Institut des Hautes études cinématographiques (la Femis aujourd’hui) puis devient assistant réalisateur, notamment auprès du metteur  en  scène  Marco  Ferreri,  à  qui  l’on doit entre autres La Grande Bouffe. En 1993, sort Trahir, son premier long métrage en tant que réalisateur, dont  il  écrit  aussi  le  scénario.  Le  film  obtient  plusieurs  prix  dans des festivals (Montréal, Istanbul…). Son deuxième long métrage, Train de vie, obtient un succès international, notamment grâce à deux prix gagnés durant le Festival de Venise en 1998 et au Prix du Public obtenu à Sundance. En 2005, après une rencontre avec des immigrés éthiopiens en Israël, il réalise, co-écrit et coproduit son œuvre-phare, Va, vis et deviens, dans lequel il aborde ses thèmes chers l’exil et l’identité. Le film est consacré par le César du meilleur scénario original l’année suivante, après avoir glané plusieurs prix lors de la Berlinale 2005.  Suivent  des  films  qu’il  réalise,  co-écrit  et  coproduit  pour  certains: Le Concert en 2009, La Source des femmes en 2011, Caricaturistes – Fantassins de la Démocratie, un documentaire pour le cinéma sur 12 caricaturistes  du  monde  entier  en 2013, et L’Histoire de l’Amour, adapté du roman de Nicole Kraus, en 2016.

Rencontres 7ème Art Lausanne

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