Strasbourg : l’oeil de Huysmans au MAMCS

L'Oeil de Huysmans MAMCS 2020 ©VB

CONFINEMENT : le MAMCS reste fermé jusqu’au 14 décembre 2020 au vu des dernières informations officielles .

Visite guidée proposée par l’Alliance Française en association avec la Société d’études françaises :  L’Œil  de Huysmans – Manet, Degas, Moreau …

Lundi 14 décembre, 11 h  Jour de fermeture au public Visite gratuite . Le billet d’entrée coûte 7 EUR. Museumspass accepté. Visite menée par Estelle Pietrzyk, conservatrice en chef du Patrimoine et directrice du MAMCS, et Robert Kopp, président de la SEF et collaborateur à l’étape strasbourgeoise de l’exposition.

Inscriptions auprès de :

Pour les membres de l’Alliance française : Dominique de Rougemont (tél. 061 811 42 75 ; courriel : dderouge@bluewin.ch)

Pour les membres de la Société d’études françaises : Laurentia Leon (tél. 061 271 32 88 ; courriel : laurentia.leon@gmx.ch)

JK Huysmans Les Hommes d'aujourd'hui MAMCS ©VB

LOeil de Huysmans Manet Degas Moreau ... au Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg jusqu'au 17 janvier 2021

L’univers inspirant de l’écrivain Joris-Karl Huysmans : inventaire façon Boris Vian

Huysmans , intellectuel versé dans l’ anthropologie sociale et culturelle , solidement ancré dans son temps bien que courtement , fut un  observateur si méticuleux  de son époque qu’il n’était pas si évident de faire le tour d’une oeuvre aussi dense que proteiforme . Robert Kopp , professeur de littérature française à l‘Université de Bâle , chargé d’organiser l’exposition du MAMC de Strasbourg en miroir de celle du Musée d’Orsay à Paris, donne le fil d’Ariane suivant : certes, Huysmans fut écrivain naturaliste (considéré comme « fils spirituel de Zola »), ami de Mallarmé, poète en prose,  symboliste puis catholique , chroniqueur d’un Paris en pleine mutation, critique d’art éclairé . Mais Huysmans , fut toutes ces plumes simultanément car elles ne s’excluent pas les unes les autres, il fut le tout en un de la sphère érudite en cette seconde moitié du 19ème siècle. « Il fallait , pour cette exposition , établir les passerelles entre ses différentes activités : Huysmans faisait de la critique d’art dans ses romans , de la description romanesque dans ses critiques d’art et surtout , il fut d’abord un grand mélancolique , ce que nous avons illustré , en guise d’entrée en matière , par la fontaine d’encre titrée Many Spoken Words realisée par l’artiste chinoise Su-Mei Tse en 2009″. ( Robert Kopp ) .Par ailleurs , nous aurions pu rencontrer Jean Des Esseintes auprès de cette fontaine car l’antiheros du roman A rebours , atteint du mal du siècle tout comme son créateur ,souhaite se retirer de l’agitation de ce monde et imagine pour appliquer ce dessein une mise en scène élégante toute de noir et de raffinement vêtue -oui,  le héros a les moyens de réaliser ses caprices -.  Pour plagier Flaubert , Huysmans aurait bien pu lancer le Des Esseintes , c’est moi ! 

Avant de pénétrer donc dans la première salle , arrêtons-nous quelques instants devant cette fontaine d’encre de facture plutôt classique si ce n’est le dégoulinement sombre violacé que l’on pourrait interpréter comme une image métaphorique de la bile noire , autrefois rendue responsable de la mélancolie avant que celle-ci ne soit le lien consacré justifiant le génie créateur.  Entrons ! Découvrons au centre de la première salle ( il y en a 10 ) un présentoir circulaire à l’intèrieur duquel sont disposés une série de clochettes de table dont un magnifique exemplaire en nacre , encadrant un splendide Drageoir aux épices d’allure non moins précieuse ( édité par les cristalleries de Saint-Louis ) délicate réserve destinée à recueillir oniriquement le sel de la vie peut-être , mais ayant surtout titré le premier poème en prose de Huysmans en 1874 . On trouve aussi quelques toiles de peintres hollandais affectionnés par Huysmans dont un supposé ancêtre nommé Cornelis dont les Troupeaux dans un paysage vallonné , sont crânement accrochés en bonne place.

 On voit qu’exposer Huysmans au MAMCS ne se limite pas à présenter ses écrits , mais encore à donner vie à l’ensemble des objets décrits qui jalonnent ses romans. Ainsi le poème en prose , les Croquis parisiens – second du genre après Le Drageoir des Epices –paru en 1880 s’anime-t-il au travers d’affiches du Paris fin de siècle qui signe le début de l’industrie du divertissement  comme on peut le voir dans la deuxième salle . On y rencontre les danseuses des Folies Bergère , les buveurs d’Absynthe , Sarah Bernhardt, la Tour Eiffel en construction , des réclames pour l’Exposition Universelle de 1878 et ses seize millions de visiteurs ( 32 millions pour celle de 1889 ! ) , des chiffres à faire rêver les organisateurs de n’importe quelle manifestation culturelle version 21 ème siècle . On y feuillette aussi les romans de filles à succès de l’époque , pratiqués par tous ceux qui écrivent comme le Nana de Zola .Huysmans est hollandais , c’est entendu , mais il est aussi un parisien raffiné comme il aime à se décrire lui-même.

Un tel esthète fut comme on s’en doute un grand amateur d’art , il s’intéressa donc de près au Salon sans toutefois en approuver systématiquement les choix . A l’origine, le Salon fut institué par l’Académie royale de peinture et de sculpture sur proposition de Colbert à Louis XIV puis , dès 1880 , confié à la Société des artistes français . Coiffant les siècles , on y retrouve de grands noms comme Delacroix , Ingres, Manet, Rodin, Dufy , Picabia … et de non moins fameux chroniqueurs en tête desquels Diderot , Stendhal , Baudelaire , les Goncourt, Zola et Huysmans bien sur. Devenu annuel en 1884 , le Salon débarrassé de la dépendance monopolistique de l’Académie, rassemblait jusqu’à 3000 tableaux . L’exposition L’oeil de Huysmans propose une reconstitution imaginaire du Salon attirant l’attention sur un foisonnement d’oeuvres sans la moindre unité de style parfois nuisible au discernement . On y distingue cependant avec jubilation les toiles de Caillebotte, Degas ou Raffaëli , adoubés par Huysmans pour leur implication d’artiste dans la vie contemporaine . Le Salon persiste encore aujourd’hui –  2020 annonçait  la 230 ème édition  – abrité sous la prestigieuse verrière du Grand Palais à Paris qui accueille chaque année 650 artistes désormais français et internationaux.

Avant d’être cet amateur d’art éclairé , Huysmans a été un infatigable collectionneur de mots qu’il organisait en listes comme autant de repères témoignant de son époque . L’exposition que lui consacre le MAMCS parsème les salles de nombreux feuillets attestant de cette pratique , utilisés par Huysmans avant l’écriture proprement dite et appuyés sur une recherche passant par les dictionnaires au contraire de son ami Zola qui avait pour habitude de se déplacer sur le terrain pour étayer ses textes de quelque réalité concrète. Dans A Rebours , le monde dans lequel Des Esseintes se retire est purement fantasque . Il n’y règne que luxe, calme et volupté pour citer Baudelaire , inspirateur reconnu de l’ouvrage . Huysmans aime mêler fantasme et realité . Ainsi , fait-il cohabiter ses amis écrivains , Flaubert , Mallarmé ou Villiers de l’Isle-Adam avec son antihéros , sans doute parce que Des Esseintes n’est autre que lui-même. A rebours est certainement le fil d’Ariane de l’exposition tant il sert de référence , Oscar Wilde , auteur décadent anti-conformiste s’il en est , s’en serait d’ailleurs inspiré pour son Portrait de Dorian Gray. C’est encore A rebours qui inspire l’agencement de la salle annonçant l’art de la nuance , véritable « cabinet rouge », illustration de l’écriture -artistique de Huysmans décrivant l’environnement de Des Esseintes à la manière d’un peintre-coloriste.  

 

Éloge de l’artifice et de la sensation : avec À Rebours, Huysmans porte à son apogée l’idée de correspondances chère à Baudelaire, selon laquelle « les parfums, les couleurs et les sons se répondent ». Des Esseintes s’enivre ainsi de sensations et de plaisirs esthétiques sophistiqués qui travestissent un peu plus encore son rapport au réel. Parfums, liqueurs, matières soyeuses et objets précieux emplissent la demeure du héros d’À Rebours, également bibliophile averti et collectionneur d’œuvres d’art. On retrouve dans cette salle un dispositif olfactif réjouissant évoquant l’orgue à parfums de Des Esseintes , l’occasion d’y reconnaître l’héliotrope, l’opoponax, le patchouli, la rose thé et la frangipane . La Galatée de Gustave Moreau dont Huysmans admire les «  féeries écloses dans le cerveau d’un mangeur d’opium, » illumine où sont également présentés plusieurs dessins d’après nature de Gustave Moreau, mis en rapport avec les plantes aquatiques, coraux et autres spécimens (issus de la collection du Musée Zoologique de Strasbourg) qui lui ont servi de modèle. C’est la lassitude de des Esseintes pour tout ce qui se fane qui éveille son goût pour  les artefacts en tout genre. La nature imitée prend une valeur supérieure à la nature elle-même, l’artifice se conçoit comme « la marque distinctive du génie de l’homme ». Les pierres artificielles prisées à la fin du XIXe siècle, de même que les fleurs en tissu ou encore un étonnant bouquet de fleurs en porcelaine viennent à l’appui de cet engouement pour le faux.

Le Goût de l’étrange que l’on découvre dans une autre salle,  personnifié par les esquisses d’Edgar Allan Poe ou les gravures d’Odilon Redon , peut aussi correspondre au désir d’apporter un peu de piment dans la vie à moins que ce ne soient quelques épices extraites de leurs drageoirs .
 Rechercher dans l’étrange de nouvelles sensations, voilà qui retient aussi l’attention de Des Esseintes : le héros décadent d’À Rebours, comme son auteur, s’intéressent de près à la science des rêves, aux façons de soigner les névroses, aux prémices de la psychiatrie. Les traités médicaux figurent parmi les lectures de Huysmans qui sera concerné de près par la maladie nerveuse qui touche sa compagne, Anna Meunier, qu’il évoque à travers le personnage de Louise dans En Rade (1887). L’ouvrage, dont les chapitres alternent un épisode réel avec un rêve ou un cauchemar, est l’occasion d’un long développement sur un voyage imaginaire sur la lune, évoqué via un globe lunaire issu de la collection du Jardin des sciences de Strasbourg.
Sur le plan artistique, c’est Odilon Redon qui incarne le mieux cet attrait pour un ailleurs que Huysmans envisage comme « un fantastique de maladie et de délire. » Ses suites gravées chères à Huysmans (Hommage à Goya, Sur le Rêve, Edgar Poe) qui en fut l’élogieux commentateur traduisent, en effet, un imaginaire au symbolisme sombre qui semble le prolongement des cauchemars de Des Esseintes.

Expériences occultes : si En Rade (1887) est le roman du rêve et de l’inconscient, Là-bas (1891) est celui du satanisme. Cherchant une compensation « aux purulences d’une époque qui répugne », Huysmans s’est lancé à la recherche d’un savoir que, depuis la nuit des temps, les hommes ont essayé de se procurer par la sorcellerie, la magie noire, l’ésotérisme, l’astrologie, la voyance et autres sciences occultes. Il fait ainsi entreprendre à son héros la rédaction d’une biographie de Gilles de Rais, assassin et violeur, auprès duquel « le marquis de Sade n’est qu’un timide bourgeois ». Réunissant parmi les plus sombres et blasphématoires gravures de Félicien Rops, la salle accueille également un ensemble d’objets (jeu de tarot, précis d’alchimie, bocaux d’ingrédients utiles aux préparations obscures,…) évoquant l’engouement bien connu de la fin du XIXe siècle pour l’occulte. Les Diaboliques de Barbey d’Aurevilly et le Sâr Peladan rejoignent cet ensemble où se lit la fascination pour le satanisme, sujet sur lequel Huysmans avait réuni une documentation considérable pour la rédaction de son roman.

 

Élévations : après l’écriture d’À Rebours, Huysmans se trouve dans une impasse existentielle. L’écrivain Barbey d’Aurevilly affirme qu’il ne lui reste plus qu’à choisir « entre la bouche d’un pistolet et les pieds de la croix ». Ce sera la croix ; après Là-bas, consacré à l’occultisme, Huysmans se tourne vers la mystique chrétienne. Dans le roman En Route (1895), il fait le récit de sa difficile conversion au catholicisme qui interviendra, chez lui comme chez Durtal, son double littéraire, après plusieurs séjours à la Trappe. Après la descente aux enfers de Là-bas, Huysmans tente de s’élever vers Dieu. Pour y parvenir, l’écrivain hante les églises et s’enivre de l’architecture gothique. Les cathédrales de Paris, Chartres, Reims, Strasbourg, l’église Saint-Séverin… sont autant de lieux « d’art total » où l’âme peut monter vers les cimes, aidée par les piliers élancés, par l’encens, et par la musique religieuse du plain-chant, dont Huysmans est un fervent admirateur et l’érudit commentateur. L’église, « masse de pierre à destination rigoureusement spirituelle » (Paul Valéry), concrétise le rêve d’un refuge pour les sens et pour l’esprit. Huysmans y trouve enfin « du chlore pour son âme ».C’est la découverte de l’œuvre de Matthias Grünewald, peintre rhénan de la même époque, qui constitue sa plus grande révélation, preuve pour Huysmans que l’esprit peut loger au plus intime de la matière. Ses derniers écrits auront tout entiers été consacrés à son rapport à la Mystique (Sainte Lydwine de Schiedam, 1901), Les Foules de Lourdes (1906). L’exposition s’achève avec une présence exacerbée du livre et tout spécialement l’un des joyaux de la Bibliothèque Nationale Université, la Cité de Dieu de Saint-Augustin, dont le prêt a été exceptionnellement consenti pour ce projet.

 

MUSÉE D’ART MODERNE ET CONTEMPORAIN (MAMCS) 

Biographie de Joris-Karl Huysmans

1848 : Naissance de Charles Marie Georges Huysmans à Paris le 5 février, au 11 rue Suger à Paris. Son père, Victor Godfried Jan Huijsmans, est un graveur et miniaturiste issu d’une famille d’artistes hollandais et sa mère, Malvina Badin, est institutrice.

1856 : Godfried Huysmans décède le 24 juin. Malvina, qui se remariera l’année suivante avec Jules Og, homme d’affaires, s’installe avec ses enfants au 11 rue de Sèvres.

1866 : Après une licence de droit, il entre comme employé de sixième classe au ministère de l’Intérieur, où il fera toute sa carrière.

1867 : Publication de son premier article « Des paysagistes contemporains » dans La Revue mensuelle, suite à sa visite de l’Exposition universelle.

1870 : Incorporation dans la Garde mobile de la Seine lors de la guerre de 1870, puis évacuation du camp de Châlons pour cause de dysenterie.

1874 : Publication à compte d’auteur du Drageoir à épices, sous le pseudonyme de Joris-Karl Huysmans, réédité l’année suivante sous le titre Le Drageoir aux épices.

1875 : Début de son activité de critique d’art.
1876 : Première chronique du Salon qu’il poursuivra quasi annuellement jusqu’en 1887. 1876 : À la mort de sa mère, Huysmans hérite de son atelier de brochage.
Son premier roman, Marthe, histoire d’une fille, inscrit Huysmans dans le courant naturaliste
mené par Zola.
1879 : Parution de son second roman, Les Sœurs Vatard, et de son article sur le Salon de 1879. 1880 : Collaboration aux Soirées de Médan avec la nouvelle « Sac à dos » et parution des
Croquis parisiens, recueil de poèmes en prose, dans une édition illustrée par Forain et Raffaëlli.

1881 : Huysmans part en convalescence dans une maison de Fontenay-aux Roses, qui servira de modèle à la demeure de Des Esseintes dans À Rebours.

1883 : L’Art moderne regroupe les articles de critique d’art relatifs aux salons officiels tenus de 1879 à 1882, et aux Expositions des Indépendants tenues de 1880 à 1882.

1884 : Avec le roman À Rebours Huysmans prend ses distances vis-à-vis du naturalisme et ouvre la voie au décadentisme.

1888 : Séjour en Allemagne, avec son ami Arij Prins, où il découvre la Crucifixion de Grünewald.

1891 : Dans Là-bas, publié en feuilleton dans L’écho de Paris, Durtal, le héros du roman, explore les milieux de l’occultisme parisien de cette fin de siècle.

1892 : Première retraite à la trappe de Notre-Dame d’Igny dans la Marne sur les conseils de l’abbé Mugnier.

1893 : Seconde retraite à la Trappe de Notre-Dame d’Igny. Huysmans est nommé chevalier de la Légion d’honneur.

1895 : Anna Meunier, compagne de Huysmans, meurt des suites d’une longue maladie, possiblement la syphilis.
En Route signe la conversion de Huysmans au catholicisme.

1898 : Après trente années passées au ministère de l’Intérieur, Huysmans prend sa retraite de ses fonctions de chef de bureau honoraire.
Parution de La Cathédrale, second volet de la trilogie catholique, menacée d’une mise à l’Index. 1899 : Huysmans s’installe à Ligugé.
1900 : Cérémonie de vêture comme oblat.
Huysmans devient le premier président de l’Académie Goncourt, nouvellement créée.

1901 : Huysmans revient s’installer à Paris suite à l’exil des moines de Ligugé en Belgique.

1903 : Séjour à Lourdes et en Allemagne où il découvre Strasbourg ainsi que le retable d’Issenheim de Grünewald au musée de Colmar.

1904 : Parution du recueil de chroniques d’art Trois primitifs.

1906 : Parution de la monographie Les Foules de Lourdes.

1907 : Huysmans meurt le 12 mai, au 31 rue Saint-Placide, des suites d’un cancer de la mâchoire. Une foule nombreuse suit le cortège jusqu’au cimetière du Montparnasse, où l’écrivain est enterré.

L’exposition  L’Oeil de Huysmans  au MAMCS est le Volet complémentaire et enrichi du projet développé par le musée d’Orsay, cette exposition est conçue comme autant de tableaux aux ambiances différenciées. Elle est agencée en dix salles qui vont du boudoir à la rue de Paris, du Salon à l’évocation de la demeure de Des Esseintes, héros iconique d’À Rebours (1884), sans oublier l’architecture et l’art religieux, sujets de prédilection du dernier Huysmans. Le visiteur est invité à découvrir un parcours sensoriel où se rencontrent une certaine idée de la modernité et la décadence latine, le retable d’Issenheim et les Folies-Bergères, le rêve et la mélancolie.

Cette exposition réunit des prêts prestigieux et présente plus de 440 œuvres et artefacts, provenant notamment des musées d’Orsay et de l’Orangerie (Manet, Degas, Moreau, Caillebotte, Pissarro, Gervex, Bouguereau…), de la Bibliothèque Nationale de France, du Musée des Arts et Métiers (Paris), du Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem, Marseille), et à Strasbourg, de la Bibliothèque Nationale Universitaire, du Jardin des sciences et des Musées de la Ville…

Commissariat : Estelle Pietrzyk, conservatrice en chef du Patrimoine, directrice du MAMCS. L’étape strasbourgeoise de cette exposition a bénéficié de l’expertise de Robert Kopp, professeur de littérature française, Université de Bâle.

Cette exposition est organisée par les Musées de la Ville de Strasbourg et les musées d’Orsay et de l’Orangerie, Paris, avec le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France et de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg.

Frédéric Casanova Scénographe

L'Oeil de Huysmans Fontaine d'Encre Su-Mei Tse Many spoken Words 2009 MAMCS ©VB
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